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QOA Réforme du financement des zones de secours.

Dernière mise à jour : 18 mai

Des économies réalisées « à la marge, d’un pourcentage réduit ?


À partir de l’année 2021, suite à une réforme imposée par le gouvernement wallon sans base légale, les Provinces wallonnes doivent assurer le financement des zones de secours. Cela représente, pour le Brabant wallon, un coût de 6 millions d’euros en 2021 et jusqu’à 10 millions d’euros en 2024.


Devant la nécessité de réaliser toutes ces économies, le Collège provincial a pris la décision de raboter les subsides versés aux associations (de – 5 à – 10%) et de supprimer certaines primes à l’attention des particuliers et des subventions à destination des Communes.


Craignant de voir le tissu associatif du Brabant wallon durablement impacté par cette décision, le groupe provincial cdH interrogea le Collège MR-PS quant à sa décision de leur imposer une réduction de 5 à 10% des dotations provinciales. Ce montant est-il bien confirmé ? Pourrait-il excéder 10% de réduction dans les années à venir ? Autant de questions posées par Olivier Vanham au nom de notre groupe politique cdH !


Face à nos interrogations, le Collège provincial persiste et signe : des choix d’austérité budgétaire ont été posé et le Collège entend les assumer jusqu’au bout, mais s’est engagé à en informer les asbl concernées au moment qu’il lui semblera opportun.


(Question posée par Olivier Vanham, le 17 décembre 2020)



Olivier Vanham


 

Réponse T. Stuckens (MR) :

Merci Monsieur le Président. Madame la Présidente, Monsieur le Gouverneur, Mesdames et Monsieur le député, très cher Collègue.


D’abord, Monsieur Dhondt, vous féliciter pour le jeu de mot qui consistait à sucrer la ville de Wavre, c’était particulièrement bien reçu par rapport au passé de la ville. Pour attaquer directement le vif du sujet, et revenir d’abord sur les éléments de Monsieur Vanham, je vous confirme que le budget de transfert vers une grande partie de nos bénéficiaires a bien été diminué de 5% dans le budget initial de 2021 qui vous sera présenté. Il en sera de même en 2022, soit une baisse totale de 10% à partir de 2022. Je dois vous informer que cette baisse qui apparait pour vous, et on peut bien comprendre votre rôle d’opposition au Conseil provincial qui consiste à dire que c’est, évidemment, un cataclysme. Ce choix, nous l’assumons mais nous sommes aussi rassurés de pouvoir le limiter et de ne pas avoir dû le diminuer de 50%, voir de sa totalité comme il en était question dans certains scénarios plutôt cataclysmique. Cette annonce ; ces chiffres, ont déjà été annoncés à l’immense majorité de nos partenaires, droit dans les yeux mais la plupart du temps à travers des écrans vous l’imaginez bien et je tiens à saluer le travail et la disponibilité de mes collègues : Isabelle Kibassa-Maliba ; Sophie Keymolen ; Marc Bastin ainsi que l’administration qui veillent avec moi à assumer, à expliquer, à faire preuve de pédagogie, de transparence sur le contexte budgétaire du Brabant wallon ! Des courriers d’informations sont d’ailleurs en cours d’envoi. En ce sens que nos journées sont rythmées de réunions dans ce sens, pour informer l’ensemble de nos partenaires des choix qui sont posés pour l’avenir.


Les difficultés budgétaires de la Province qui sont liées à l’intervention dans la zone de secours sont connues. Elles ont été évoquées à plusieurs reprises (vous l’avez-vous-même mentionné). Vous n’êtes pas sans savoir que la réforme des zones de secours impose de trouver, du jour au lendemain et de manière structurelle, plus de 6 millions d’euros en 2021 et plus de 10 millions d’euros d’ici 2024 dans notre budget ordinaire, ces chiffres devant encore être confirmés par le décret de la région wallonne que nous n’avons pas encore et qui n’est pas encore rédigé à ce stade. Je dois vous dire que je reconnais, dans vos deux interventions et je partage sincèrement une vraie difficulté, à savoir le calendrier de l’adoption du budget 2021. Les délais d’avis, l’envoi à la cour des comptes, etc. nous imposent de prendre nos orientations budgétaires bien avant de le présenter au vote du Conseil provincial. Vous devez savoir que nous avons validé notre avant-projet de budget au Collège provincial fin novembre et les délais légaux, que vous connaissez, nous empêchent de vous le soumettre avant fin janvier. Je regrette cet élément et nous le subissons, tout comme vous. Vous comprendrez, et nous vous l’avons annoncé par ailleurs, que nous devons cependant veiller à un véritable équilibre entre le débat démocratique qui doit avoir lieu ici librement et le droit à l’information de nos partenaires. Dès lors que nous avons pris des orientations, que nous avons osé des choix, nous entendons les assumés et en informer nos partenaires. Nous entendons aussi pleinement respecter les prérogatives du Conseil provincial, et c’est ici et en janvier (enfin ici, en restant chacun chez soi sur cet écran) que nous aurons l’occasion de vous présenter l’ensemble de notre méthodologie, nos choix budgétaires, notre souci de respecter nos partenaires et les missions essentielles qu’ils remplissent.


Le Brabant wallon entend continuer à assumer ses missions essentielles d’intérêt public dans lesquelles il apporte une réelle plus-value dans des domaines aussi stratégiques que l’enseignement, la mobilité douce, la promotion de l’économie locale, les circuits courts, la lutte contre l’isolement de nos aînés, l’accueil de la petite enfance, la préservation de notre environnement, la santé, la culture et tant d’autres ! Je dois dire que votre ton est assez sceptique ; négatif ; un peu anxiogène même et je ne partage rien de votre constat ! Vous parlez de coup de tonnerre, nous aurons l’occasion de vous présenter en janvier un budget 2021 qui prouve que nous travaillons au quotidien avec humilité et assiduité à un ciel radieux en Brabant wallon. Je vous remercie.


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