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La rentrée 2022 dans l’enseignement provincial.

Dernière mise à jour : 19 déc. 2022


C'est la rentrée et, dans l'enseignement provincial, celle-ci est en demi-teinte : si les inscriptions ont bien augmenté, on se rend compte que toutes les options lancées n'ont pas eu le même succès ...


Comment expliquer ce demi-succès ? Voilà précisément ce qu'a cherché à découvrir Olivier Vanham, notre Conseiller provincial Engagé, en séance du Conseil provincial du 29 septembre 2022.


 

Monsieur le Président,

Monsieur le Gouverneur,

Mesdames et Messieurs les Députés provinciaux,

Chers Collègues,


Quelques jours avant la rentrée des classes, j’ai pu lire dans la presse que le directeur d’administration de l’enseignement provincial en Brabant wallon se réjouissait de voir l’enseignement provincial « avoir le vent en poupe[1] ». Il est vrai que les premières tendances des inscriptions indiquaient d’ores et déjà un beau succès, quoi qu’assez inégal, pour l’enseignement provincial et les options qu’il propose.


En effet, si je reprends les informations partagées par Monsieur Grenier, « “L’IPES de Tubize affiche complet (…) L’IPET de Nivelles est quasiment complet (…) Et les inscriptions dans les autres écoles (CEPES à Jodoigne, EPM et IPAM à Nivelles, ITP à Court-Saint-Étienne et IPES à Wavre) sont en augmentation ! »[2]. C’est en revanche un peu plus mitigé lorsque l’on s’intéresse de plus près aux options proposées : si les sciences spatiales cartonnent avec plusieurs dizaines d’élèves inscrits, les options sportives sont quant à elles à la traîne et ne pourront pas ouvrir pour certaines, comme le hockey à Wavre (pour la deuxième année consécutive) ou le cyclisme à Jodoigne[3].


Le Collège pourrait-il me dire si les conclusions de ces échecs ont déjà pu être tirées ? Nous regrettions en juin dernier que la publicité autour de cette nouvelle option se soit faite si tardivement : n’y a-t-il pas là un point d’amélioration pour l’avenir ?


Je vous remercie.

[1] Quentin Colette, « “L’enseignement provincial a le vent en poupe” », Bruxelles : La DH/Les Sports, 26/08/2022, https://www.dhnet.be/regions/brabant/2022/08/26/lenseignement-provincial-a-le-vent-en-poupe-AGPW4ZWDIRHDRPY34XDHMRAKEM/, 29/08/2022, 29/08/2022. [2] Idem. [3] Idem.


 

Réponse du Collège provincial (I. Evrard, PS) :


Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers provinciaux, Mesdames et Messieurs les Députés, Chère Siska, Cher Olivier, donc je vous remercie tout d’abord pour vos questions, qui vont me permettre d’évoquer dans un premier temps la rentrée scolaire. Les écoles provinciales rencontrent effectivement un beau succès, comme vous avez pu le lire dans la presse la population scolaire a augmenté de 5 % globalement, c’est à dire que nous comptons plus ou moins de 400 élèves en plus sur une période de 3 ans. La qualité de l’accueil et de l’encadrement par nos équipes, ainsi que des compétences acquises, aussi bien dans l’enseignement de qualification que de transition vers l’enseignement supérieur, sont reconnues.


En ce qui concerne les nouvelles options, les sciences spatiales ont connu un succès avec 45 inscriptions qui permettent d’ouvrir la 3ème et la 5ème année tant au CEPES Jodoigne qu’à l’IPET à Nivelles. En ce qui concerne le sport-étude hockey, il n’a pas rencontré le même succès, selon une première analyse, il semble que les parents considèrent le hockey comme un sport de loisir, et non comme un sport pouvant faire l’objet d’un sport-étude et malgré 2 ans qu’on essaye effectivement de recruter et que l’administration aussi bien que les directions d’enseignement se sont beaucoup démenées pour essayer d’avoir des élèves. En ce qui concerne le sport-étude cyclisme, nous partions de la demande de la Belgian Cycling avec pour objectif de susciter l’intérêt pour le cyclisme en Brabant wallon, province autrefois riche en épreuves et clubs cyclistes. Le Collège provincial avait fixé un minimum de 9 élèves pour l’ouverture de cette option. L’objectif était de ne pas pénaliser d’autres options en mobilisant un capital période important pour quelques élèves. Ce seuil malheureusement n’a pas été atteint, l’option n’a donc pas été ouverte. La relance éventuelle de l’option cyclisme sera concertée et évaluée avec les équipes pédagogiques. Aucune dépense n’a été engagée pour ces options, si ce n’est en communication… qui a eu l’effet indirect de mettre en lumière la filière de transition sport-étude avec pour conséquence une recrudescence de l’attractivité de nos options football et basket !


C’était la réponse concernant la rentrée scolaire, concernant plutôt la question de Siska, donc le Brabant wallon lui a obtenu 111 périodes complémentaires sur base du décret du 4 mars 2019 de la Fédération Wallonie-Bruxelles portant diverses dispositions relatives à l’organisation du travail des membres du personnel de l’enseignement et octroyant plus de souplesse organisationnelle aux Pouvoirs organisateurs. Ces périodes viennent en supplément des périodes d’organisation des écoles, et sont attribuées par le Pouvoir organisateur, conformément au Décret. L’attribution de ces heures ne relèvent pas de la compétence des directions de l’école.


Elles sont destinées à un ensemble de missions de service à l’école et aux élèves et doivent être exercées par un enseignant expérimenté. Le Pouvoir organisateur a l’obligation de lancer un appel à candidat. Ceci correspond à une procédure précise de publication d’appel durant 10 jours, ensuite d’audition, d'ensuite de rapport au Collège provincial, qui peut finalement désigner l’enseignant dans un poste. C’est une procédure longue. Chaque poste, quel que soit le nombre d’heures concernées, donc que ce soit pour 1 h ou pour 20h, fait l’objet d’une procédure séparée. Autant cette procédure peut être souple dans un pouvoir organisateur composé d’une école et sous forme juridique d’ASBL, autant cette procédure est longue et lourde pour un pouvoir organisateur avec le statut de Pouvoir local qui respecte le Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation. Nonobstant notre spécificité, nous travaillons avec nos obligations à un enseignement de qualité, qui comme la rentrée scolaire le démontre, est reconnu.


Alors, que faisons-nous effectivement de ces 111 périodes ? Partant des Contrats d’objectifs de nos 7 écoles, des caractéristiques communes et particulières de chacune d’elles, de la réalité de la population que nous accueillons et encadrons avec un objectif de réussite et de bonne orientation scolaire, nous avons mis en place une cellule pédagogique qui travaille à outiller l’ensemble des enseignants afin d’atteindre les objectifs de leur Contrat d’objectif, introduit par le Pacte d’Excellence. C’est ainsi que des outils sont développés pour les cours de langue, pour les cours de français, mathématiques, de sciences, à partir des besoins de nos enseignants tout en laissant la liberté pédagogique à chaque enseignant. Des exemples d’outils que je vais citer, il y a des capsules de compréhension à l’audition dans les langues, des manuels scolaires communs à nos écoles, qui permettent aussi de réduire la charge financière sur les familles, un CE1D « blanc » qui est un outil de diagnostic pour les élèves de fin de 1ère année secondaire. Des projets transversaux sont aussi développés, comme l’encadrement techno pédagogique, c’est-à-dire numérique, par exemple la mise sur pied du cours de codage du 1er degré. Ou bien, autre exemple, les négociations de mise en place d’une nouvelle option, avec partenariats, telle que nous l’avons fait pour les sciences spatiales.


Le Collège a alors reconduit ici les coordinateurs pédagogiques dont la mission n’était pas terminée c’est-à-dire :


• 20 périodes pour les langues ;

• 22 périodes pour les mathématiques ;

• 20 périodes pour le français ;

• 20 périodes pour la techno-pédagogie (enseignement par le numérique et du numérique).


Nous avons reçu cette année 9 périodes complémentaires que nous affectons au renfort de la techno pédagogie, car les besoins des écoles sont très importants en la matière. Nous avons 20 périodes qui se sont libérées suite à la fin d’une mission transversale, qui portait sur le marché d’une plateforme de gestion pédagogique répondant aux besoins de chacune de nos 7 écoles. Pour ces 20 périodes, proposition a été faite, par l’Administration de l’enseignement qui concerte les directions d’école, de l’affecter à une mission d’accueil des nouveaux enseignants, incluant un accueil et un ensemble de services en lien avec le GRH, à savoir, notamment, la recherche et l’organisation des formations adaptées aux nouveaux enseignants, la rédaction également d’un « vade-mecum » qui est un outil à partir du travail essentiellement de terrain, c’est-à-dire dans les écoles.


Le Collège provincial a effectivement reçu une pétition, portant sur la mutualisation de ces heures, que je rappelle sont de la compétence du Collège provincial. Il y avait 460 signataires sur cette pétition, soit 42 % du personnel enseignant. A également été relayé au Collège provincial le fait que l’administration a reçu des messages d’enseignants faisant référence à une pression un peu morale pour signer ou s’excusant auprès des coordinateurs pédagogiques, car ils avaient signé sous la pression sociale, ça nous a été rapporté. Sans tirer de conclusion sur ce qui a pu se dire ou se passer, il ressortait de tout ceci qu’une énorme confusion règne quant au contenu de ce décret.


En Concertation syndicale (c’est-à-dire en COPALOC), une explication du projet a donc été faite. Sur le terrain, l’opposition reste vive, sur base d’informations qui ne paraissent pas complètes. C’est pourquoi le Président du Collège et moi-même avons décidé de suspendre temporairement l’appel qui aurait dû être fait pour cette fonction transversale d’accueil, et d’aller à la rencontre des enseignants pour leur exposer ce qui est développé avec la cellule pédagogique, répondre à leurs questions, écouter et se faire un point de vue. Il n’y a donc pas encore d’engagement. L’accueil des nouveaux enseignants est toujours de la seule responsabilité des équipes de direction de chacune de nos écoles pour l’instant. Le Collège provincial, en fonction de ce qu’il retirera des contacts de terrain, alors statuera. Je vous remercie.


Et alors je voulais aussi vous signaler que je compte organiser une Commission réunie pour un peu expliquer donc le rôle du pôle pédagogique justement et également le pôle territorial, merci à vous.

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