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Le difficile accès aux endroits de camps dans le BW.

Dernière mise à jour : 29 août


A l'approche des vacances d'été, il n'est pas toujours facile pour les animateurs de mouvements de jeunesses (Patro, scouts, pionniers, etc.) de trouver un endroit de camps, et la réforme des rythmes scolaires ne va rien arranger puisque ces camps devront se faire sur un mois et demi de temps, au lieu de 2 mois ...


Dans le Brabant wallon, le manque d'endroits de camps disponibles est criant ! Dans ce contexte, le Conseiller provincial Olivier Vanham a interrogé la majorité provinciale : le Collège ne pourrait-il pas se mobiliser pour augmenter l’offre en matière d’endroits de camps au sein de notre Province ?


 

Monsieur le Président,

Monsieur le Gouverneur,

Mesdames et Messieurs les Députés provinciaux,

Chers Collègues,


Pour de nombreux jeunes baladins, nutons, louveteaux et louvettes, scouts et guides, pionniers, animés du Patro et j’en passe, les vacances d’été riment avec la période du « Grand camp » …


Or, dans le secteur de la jeunesse, un des impacts les plus importants de la réforme des rythmes scolaires est celui de la pression sur les endroits de séjours. En effet, le raccourcissement des vacances d’été va accentuer la pression sur les endroits disponibles car les séjours devront être organisés sur une période plus courte. De plus, l’impact sera plus important lors de la première année de la mise en œuvre de la réforme car les vacances scolaires commenceront le samedi 8 juillet 2023.


Les mouvements de jeunesse risquent donc de faire face à une pénurie d’endroits de camps pour l’été 2023, raison pour laquelle le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a récemment décidé de mobiliser 1,25 million d’euros afin de rénover et mettre en conformité les infrastructures pouvant accueillir des mouvements de jeunesse durant l’été[1].


Selon « Atouts camps » qui est l’Asbl active dans la labélisation des endroits de camps en Wallonie, la grosse majorité des endroits de camp se situent en province de Namur, Liège et Luxembourg. Celle-ci relève par contre qu’il y a très peu d’offre en Brabant wallon et dans le Hainaut. Selon cette asbl, je la cite et je partage son avis : « Il faut ouvrir les gens sur l’attrait de ces régions, qui sont aussi agréables que les autres. »[2].


Dans ce contexte, je souhaiterais savoir si le Collège provincial est prêt à se mobiliser pour augmenter l’offre en matière d’endroits de camps au sein de notre Province. Une manière d’être partie prenante de la solution face à cette pénurie annoncée mais aussi valoriser les qualités et l’attrait de notre belle province.


Je vous remercie.

[1] A.S, « Trouver des endroits de camps dans le Brabant wallon et le Hainaut », Bouges : L’Avenir, 23-06-2022, https://www.lavenir.net/actu/2022/06/23/trouver-des-endroits-de-camps-dans-le-brabant-wallon-et-le-hainaut-VFKZOYP3I5GODPSZYUZKWYTDFQ/, 28-06-2022, 28-06-2022. [2] Idem.

 

Réponse :

Madame Sophie Keymollen : (MR)

Monsieur le Président, Monsieur le Gouverneur, Madame et Messieurs les Députés, Chers Collègues. Les mouvements de jeunesse représentent un secteur important pour nos jeunes et permettent à des enfants et des adolescents, au travers de séjours en pleine nature, de découvrir la vie en communauté, la joie d’une nuit à la belle étoile autour d’un feu de camp ou encore… d’une douche froide. Vous l’aurez compris, je parle un peu de vécu. Comme vous l’avez signalé, la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de revoir le calendrier scolaire dès la rentrée 2022, ce qui aura pour conséquences que l’année se clôturera plus tard, impactant de ce fait les mouvements de jeunesse qui avaient pour habitude d’organiser leurs camps durant la première quinzaine de juillet. Les fédérations représentatives des mouvements de jeunesse ont d’ailleurs alerté, à l’époque, la ministre à ce sujet. C’est pourquoi, en parallèle, un appel à projets a été lancé sur les infrastructures. Celles-ci ne s’adressent qu’aux groupes locaux qui voudraient rénover ou mettre en conformité leur local pour accueillir des camps d’autres sections durant l’été. Ils peuvent prétendre à près de 20.000 € pour leurs travaux et ont jusqu’au 30 septembre pour rentrer leurs projets. C’est donc un premier effort en vue d’augmenter l’offre des lieux de camps. Pour notre part, nous n’avons été sollicités ni par le secteur, ni par l’asbl Atouts Camps ou encore par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour relayer une demande ou pour mobiliser nos communes à ce sujet. Toutefois, il semblerait que le ministre-président Pierre-Yves Jeholet se soit adressé au Gouverneur. S’il s’agit en effet d’une belle opportunité de mettre en avant notre beau Brabant wallon, la réalité se rappelle à nous. De manière générale, les locaux « en dur » sont souvent communaux, dans les écoles, des salles polyvalentes, tandis que les prairies appartiennent à des propriétaires privés. La Province ne dispose pas de foncier qui pourrait être affecté à ce type d’accueil. Les initiatives relèvent donc de l’autonomie communale, de la volonté des pouvoirs organisateurs desquels les écoles dépendent ou du souhait des propriétaires terriens. Notre marge de manoeuvre se résume donc principalement à la sensibilisation des communes qui fournissent par ailleurs les autorisations nécessaires pour loger des jeunes et des enfants. La Province pourrait envoyer un courrier à l’ensemble des communes pour attirer leur attention sur ce besoin, relever les avantages de telles mises à disposition et les aiguiller vers l’asbl Atouts Camps qui a un rôle de soutien, comme vous l’avez dit, de conseil et d’information des propriétaires, et qui est également agréée par la Région wallonne pour octroyer le label « endroit de camps ». En ce qui concerne la disponibilité des prairies, je tiens à vous rappeler que la Province du Brabant wallon reste un territoire de grande culture avec seulement 13% de disponibilité en terres dites « de pâturage » sur la superficie agricole totale du Brabant wallon. Vous le constaterez comme moi, cela limite fortement l’offre à ce niveau-là. Par ailleurs, il reste des freins à soulever, à savoir la méconnaissance de ce type de besoins en Brabant wallon, la nécessité de convention et d’autorisation, les éventuels risques de pollution ou en encore les aspects financiers qui ne semblent visiblement pas en faveur d’une location, en tout cas par chez nous. Par ces éléments j’espère avoir ainsi pu vous avancer suffisamment d’éléments de réponse, je reste à votre disposition et je vous remercie pour votre attention.



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