L'endométriose : une maladie encore trop peu connue.
- jgtylleman
- il y a 10 heures
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Conseil provincial du jeudi 28 mai 2026 : j'ai été interrogé sur le rôle de prévention que peut jouer notre Province face à une maladie encore trop méconnue : l'endométriose.
Voici la question ainsi que ma réponse.
La question :
Monsieur le Député,
L’endométriose est une maladie encore trop méconnue, en particulier chez les jeunes, alors même qu’elle peut entraîner des conséquences importantes sur leur santé et leur qualité de vie. L’école constitue à cet égard un lieu privilégié pour informer, prévenir et orienter les élèves.
Dans ce contexte, diverses initiatives portées par des associations, telles que « Toi, mon endo », ont émergé ces dernières années afin de sensibiliser le public scolaire. Toutefois, la qualité et la rigueur scientifique des informations diffusées peuvent varier, ce qui soulève la question du rôle des services de santé scolaire, et donc du CAPS, dans la transmission d’une information fiable et adaptée.
Dès lors, je souhaiterais vous poser les questions suivantes :
Quelles actions sont actuellement mises en œuvre par le CAPS, au sein des écoles provinciales, pour informer et sensibiliser les élèves à l’endométriose et, plus largement, à la santé menstruelle ?
Dans ce cadre, comment le CAPS garantit-il la qualité scientifique des informations transmises aux élèves ?
Existe-t-il des collaborations avec des associations spécialisées ? Si oui, selon quels critères sont-elles sélectionnées ?
Quelles mesures spécifiques sont prévues pour dépister précocement des situations problématiques, telles que des douleurs menstruelles anormales, et orienter les élèves vers des professionnels de santé ?
Par ailleurs, quelles autres initiatives sont développées par le CAPS dans les écoles provinciales en matière de santé des jeunes filles (notamment en ce qui concerne la précarité menstruelle, la prévention des infections sexuellement transmissibles et l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) ?
Enfin, comment ces actions sont-elles communiquées auprès des élèves et de leurs familles, et des efforts sont-ils envisagés pour en améliorer la visibilité ?
Je vous remercie.
Ma réponse :
Madame la Présidente,
Monsieur le Gouverneur,
Mesdames et Monsieur les Députés provinciaux,
Chers Collègues,
Je remercie Madame la Conseillère pour sa question portant sur l’endométriose, la santé menstruelle et, plus largement, la santé des jeunes filles au sein des écoles provinciales.
Au sein des écoles provinciales du Brabant wallon, le CAPS BW (pour rappel pour le public qui nous suit, le CAPS est la fusion des centres PMS et des services PSE de notre Province)
… le CAPS donc, accorde une attention particulière à la santé menstruelle dans le cadre de ses missions de promotion de la santé à l’école. Ainsi, des bilans de santé sont systématiquement organisés en deuxième et en quatrième secondaires. Lors de ces entretiens individuels, la santé menstruelle est abordée avec chaque jeune, soit par l’infirmière, soit par le médecin. Cette thématique fait pleinement partie du suivi de santé proposé aux élèves.
Par ailleurs, des animations en Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle, communément appelées EVRAS, sont organisées dans les établissements scolaires, en collaboration avec les Centres de Planning Familial. Les questions liées aux menstruations y sont abordées de manière quasi systématique, aux côtés d’autres sujets tels que le développement pubertaire, le consentement, les relations affectives et sexuelles ou encore la prévention des infections sexuellement transmissibles.
Cette sensibilisation débute également dès l’enseignement primaire. Dans les écoles communales suivies par le CAPS BW, la santé menstruelle peut être abordée lors des bilans de santé de sixième primaire, en fonction du développement pubertaire et des besoins exprimés par les élèves. Des animations EVRAS y sont également organisées, soit directement par le CAPS BW, soit avec l’appui des Centres de Planning Familial.
Concernant la qualité scientifique des informations transmises aux élèves, le CAPS BW bénéficie du label EVRAS. Celui-ci implique que les professionnels intervenant dans ce cadre suivent une formation spécifique obligatoire, ainsi qu’une formation continue régulière. La qualité des contenus est également garantie par la formation des infirmières, médecins, psychologues et assistants sociaux qui composent les équipes du CAPS BW.
Le CAPS BW travaille principalement en collaboration avec les Centres de Planning Familial, qui disposent de l’expertise et des ressources nécessaires pour mener ces animations. Par ailleurs, les équipes restent attentives aux initiatives développées par le secteur associatif. À titre d’exemple, les agents PSE du CAPS BW ont bénéficié, en 2022-2023, d’une présentation de l’ASBL « Toi, mon Endo » afin de mieux comprendre les réalités vécues par les personnes atteintes d’endométriose.
Le CAPS BW participe également activement à la Plateforme Endométriose du Brabant wallon. Deux infirmières ainsi qu’une infirmière de la cellule d’appui transversal y représentent actuellement le service. Cette plateforme permet d’échanger des informations, de renforcer les connaissances des professionnels et de relayer les bonnes pratiques auprès des équipes.
En ce qui concerne le dépistage précoce de situations problématiques, notamment des douleurs menstruelles anormales, les professionnels du CAPS restent attentifs aux signaux exprimés par les jeunes lors des bilans de santé. Lorsque certaines douleurs ou symptômes peuvent évoquer une pathologie telle que l’endométriose, les parents sont invités à consulter leur médecin traitant afin d’assurer une prise en charge adaptée. Le CAPS BW, dans le respect de son cadre éthique, ne peut toutefois pas orienter directement vers un service spécialisé particulier.
Au-delà de l’endométriose, le CAPS BW développe plusieurs actions en matière de santé des jeunes filles, notamment autour de la santé sexuelle, de la prévention des IST, de l’éducation affective et relationnelle ou encore de la sensibilisation à la santé menstruelle. Des affiches d’information sur l’endométriose sont également visibles dans les centres afin de renforcer la sensibilisation.
Enfin, ces actions sont communiquées aux élèves et à leurs familles principalement via les animations organisées dans les écoles. Les parents sont informés en amont par le journal de classe ou via les applications scolaires utilisées par les établissements. Cela n’empêche pas le CAPS BW de poursuivre par ailleurs sa réflexion afin d’améliorer encore la visibilité et l’accessibilité de ces dispositifs de prévention et d’information.
Je vous remercie.




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